Quelles solutions pour réduire le coût d'une résidence secondaire ?

L'entretien et les charges coûtent souvent plus cher qu'anticipé. Pour absorber ces frais, nombre de propriétaires optent pour la location saisonnière. Dans certains cas, il est aussi possible de percevoir des aides.



Bien que l'achat d'une résidence secondaire relève du plaisir et du coup de coeur, son entrée dans un patrimoine génère aussitôt des coûts fixes incompressibles. Outre les frais liés à l'acquisition, à l'installation et les éventuelles mensualités de crédit, les dépenses annexes récurrentes sont nombreuses. Cela va du règlement des primes d'assurance aux impôts et taxes en passant par les frais d'entretien nécessaires (maison, jardin, piscine) et les abonnements en tout genre (eau, gaz, électricité, Internet, alarme).


Pour réduire cette facture, quelques solutions, cumulables ou pas, sont à mettre en oeuvre. D'abord, il faut accepter de louer ponctuellement à des vacanciers dans le cadre d'une location saisonnière. Et on y pense moins, mais si le bien de caractère est (partiellement) inscrit ou classé à l'inventaire des Monuments historiques, il est possible de bénéficier d'aides à la rénovation ou d'avantages fiscaux.



La solution de la location saisonnière


Que la maison soit standard ou exceptionnelle, les formules de location le week-end ou à la semaine pendant les hautes saisons d'été fonctionnent bien. Ces durées d'occupation peuvent absorber les frais fixes.Le niveau de loyer dépend de la localisation du bien (accès mer, campagne, montagne), du nombre de couchages proposés et des équipements (piscine, tennis, salle de fitness…).


Reste que dans un marché locatif hyperconcurrentiel où les plateformes sont nombreuses, il convient de mettre à disposition un bien attractif en parfait état. Il faut également trouver une personne sur place capable de gérer les arrivées et les départs, d'effectuer les réparations et de prévoir des prestations de ménage en cours et en fin de séjour.



Dans le cas d'un monument historique


Le charme des vieilles pierres a un prix. Réaliser des travaux dans un bâtiment ancien classé ou inscrit exige le feu vert de l'architecte des bâtiments de France et le recours à des artisans qualifiés utilisant des techniques particulières avec des matériaux rares. Ces interventions rendent la note plus salée, de l'ordre de 30 %, qu'une restauration standard.

C'est pour encourager les propriétaires à restaurer dans les règles de l'art que la loi prévoit un avantage fiscal.


Selon le mode d'exploitation du bien (jouissance et/ou perception de recettes locatives) et de la nature du classement, les travaux des parties classées éligibles à la déduction permettent, grâce au dispositif Monuments historiques, de gommer tout ou partie des revenus fonciers existants du contribuable. En outre, les sommes consacrées à la rénovation s'imputent intégralement sur le revenu global. Dans certains cas, il est alors possible de ne plus payer d'impôts grâce à ce dispositif.


En contrepartie de ce coup de pouce, le bien restauré doit être conservé quinze ans. Avec le dispositif des Monuments historiques, le propriétaire est libre de l'occuper, comme résidence principale ou secondaire, de le louer en partie ou entièrement et même de décider de l'ouvrir au public pour des visites quelques jours par an.


Source : Rédaction Reflexe Patrimoine + Les Echos

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